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"Confinés, mais pas déprimés !" #7 - Rencontre avec Léa, chargée de médiation à l'Abbaye de Daoulas

Nous poursuivons notre série de portraits bonne humeur de Kidiklik ! Aujourd'hui, c'est au tour de Léa Émo-Dambry, chargée de médiation à l'Abbaye de Daoulas, qui nous partage ses passions pour les arbres, l'archéologie et les voyages et nous raconte ses coups de coeur  et son engagement pour la nature.

♢ Explique-nous ton métier actuel et pourquoi tu l’aimes tant ?

Je suis chargée de médiation culturelle à l’abbaye de Daoulas. Je m’occupe de tout ce qui est en lien avec les visites du public, l’accueil des écoles, les partenariats et je m’assure que l’accueil du site soit accessible à tout le monde.

J’aime avant tout être en contact avec les gens, que ce soit avec mes collègues, les visiteurs ou les partenaires, c’est le côté le plus enrichissant de mon métier.

Ce qui me plaît aussi à l’abbaye, c’est que l’on ne s’y ennuie jamais ! La diversité des projets d’exposition est très stimulante. Qu’il s’agisse de photo, de jardin ou de patrimoine, toute l’équipe est sollicitée pour apporter ses idées, il n’y a pas de frein ! On est toujours dans l’échange… Une énergie qui nourrit l’inspiration et la créativité.

 

♢ Un moment fort partagé avec des enfants ou ados dans le cadre de ton travail ?

Il y a une visite-atelier qui m’a beaucoup marquée avec un groupe d’enfants issu d’un centre social. Durant les visites des jardins de l’abbaye, je fais souvent goûter ou toucher les plantes. Cette fois, j’ai ouvert une plante d’aloe vera pour montrer aux enfants que le gel rend la peau douce. Un peu plus tard, je me suis rendue compte qu’un petit garçon de 10 ans était resté devant le plant d’aloe vera et qu’il s’enduisait de gel partout sur les bras, les mains et sur le visage. Il m’a regardée et m’a expliquée « comme ça on va m’aimer ! ». C’est mon plus grand souvenir ! Les plantes sont un vecteur d’émotions incroyables et de partages forts.

L'atelier photographique mené avec des mineurs étrangers sans famille est aussi un rendez-vous que j’aime beaucoup. Depuis 3 ans, nous travaillons avec un groupe d’ados durant 3 semaines sur un thème autour de Daoulas en lien avec l’agenda. C’est un très bon moment. ( plus d'infos sur l'atelier photographique ici )

  > > > Les kidi-reporters ont testé l’atelier "plantes à bonbons" à l’Abbaye de Daoulas

♢  Enfant, quel était le métier de tes rêves ?

Archéologue ! J’étais abonnée à plein de revues et j’ai eu l’occasion de participer à un chantier de fouilles dans les Deux-Sèvres durant plusieurs étés. L’expérience m’avait plu globalement mais le travail de recherche sur le terrain me paraissait tellement laborieux ! . Et puis je me suis découragée en apprenant qu’il y avait très peu de postes d'archéologues et énormément d'étudiants.

J’ai gardé un lien fort avec l’histoire et j’ai pratiqué du théâtre, sans compter que mes parents sont profs… Bref, tous les ingrédients pour devenir médiatrice culturelle ;)

♢ Comment occupais-tu ton temps libre ?

Habitant à la campagne, je jouais avec mes sœurs dans la forêt et me déplaçais souvent à vélo… La lecture et le théâtre m’occupaient beaucoup aussi.

♢ Une anecdote rigolote te concernant durant ton enfance ?

Mon père a été maire d’une petite commune. J’avais 10 ans quand il m’a emmenée à une réunion concernant un projet d’autoroute. Je ne voulais pas que mon aire de jeux soit détruite, alors durant la réunion, j’ai écrit à la craie sur les murs environnants « non à l’autoroute » ! Mon père n’en garde pas un bon souvenir ;) L’autoroute a malgré tout vu le jour 15 ans après…

♢ Quelle est ta madeleine de Proust ?

Les arbres ! Ils m’ont tellement imprégnée durant mon enfance… Aujourd’hui encore j’aime toucher leurs écorces et travailler à l’abbaye est un réel plaisir pour moi. Je ne me lasse pas de faire un tour dans le jardin.

♢ Quelle rencontre ou personnalité t’a particulièrement inspirée ?

Je n’ai pas de rencontre précise mais mon premier voyage en Afrique m’a complètement transformée, tant professionnellement que personnellement. Je suis partie plusieurs mois travailler avec mon conjoint au Burkina Fasso puis au Québec. L’ouverture sur d’autres cultures m’a permis d’avoir un nouveau regard sur la vie et une autre vision sur le monde. La notion de la diversité culturelle permet de se réajuster et de se remettre en question. C’est un thème transversal abordé à l’abbaye de Daoulas. C’est un vrai support de médiation et un bon outil pour discuter et aborder des sujets pas évidents en famille.

♢ Ton film favori à partager en famille ?

Mary Poppins !! Je l’ai vu des dizaines de fois et ne m’en lasse pas ! J’apprécie aussi beaucoup le festival du court métrage de Brest. Cette année, mes jumeaux de deux ans et demi ont assisté à leur première séance dans le canapé avec des tickets d’entrée fait-maison.

♢ Tes conseils d’activités pour maintenir les kids en forme durant le confinement ?

Avec les petits, il faut varier les activités et tout est prétexte à s’amuser : on danse, on chante, on fait de la cuisine…

Je conseille aux parents de se rendre sur le site des chemins du patrimoine en Finistère qui a concocté un dossier spécial pour occuper les enfants à la maison avec des ateliers divers. 

♢ Avez-vous prévu des évènements / nouveaux ateliers ou autre rendez-vous pour l’après-confinement ?

L’ouverture de l’abbaye est prévue pour le 1er avril en espérant que ce n’est pas une blague... On a le temps de préparer plein de nouveaux ateliers que l’on développe autour de l’exposition sur l'amour "Amour, récits d'Orient et d'Occident ". Tout un voyage qui s'annonce !

Nous préparons également le prochain atelier « une saison aux jardins » avec les jardiniers. Ce rendez-vous au jardin est un moment de partage et d’observation et de manipulations pour prendre le temps de regarder ce qui se passe au printemps : le réveil des plantes, de la faune et des oiseaux qui font leur nid, le développement de la biodiversité.

♢ Une bonne raison d’emmener les enfants sur les sites CDP 29 et celui de l’Abbaye de Daoulas ?

Les cinq sites des chemins du patrimoine ont tous l’avantage d’être multi-facettes et multigénérationnels. Chaque site présente un intérêt patrimonial singulier, des jardins à explorer et une riche programmation culturelle. Quand on vient en famille, chacun y trouve son centre d’intérêt, de quoi s’occuper et de quoi partager.

La visite à l’Abbaye est très adaptée pour les tout-petits qui y trouve des dimensions à leur échelle, tandis que les grands peuvent naviguer entre les expositions et les jardins…

Merci Léa ! Ne ratez pas les autres épisodes de la série "Confinés mais pas déprimés ! "

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Interview réalisée en novembre 2020 par Laëtitia Scuiller Kidiklik 29

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